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-* "Autre secret dont on continue à s'entretenir à mi-voix au coeur des
salons huppés de Paris: l'Ambassade britannique avait soigneusement
vérifié la liste des invités qui devaient participer à la réception royale.
Comme pour le baccalauréat, il y avait sur cette liste des élus et des
recelés. En anglais, les "in" et les "out".
Parmi les "in": le Milliardaire Carlos de Beistegui qui, récemment,
fit les honneurs de son théâtre particulier à Sir Gladwyn Jebb et à Lady
Jebb; Mme Fath; Jean Cocteau; Marcel Boussac. Au nombre des "out": Ali Khan;
les armateurs Niarkos et Onassis; Christian Dior; les Dubonnet; Louise de
Vilmorin et Sacha Guitry. Motif invoqué pour ce dernier comme d'ailleurs
pour quelques autres: il est divorcé (quatre fois) et le divorce est
"shocking".
-* Les Britanniques trouvent que les français ont, en
matière de cuisine, des goûts parfois pervers. Ils n'ont jamais compris que
nous puissions déguster des cuisses de grenouilles ou des escargots de
Bourgogne.
Lorsque, sur les menus officiels, la reine Elisabeth vit:
"Hérissons au nid", elle fut vaguement inquiète et demanda à sa suite de la
renseigner - très discrètement - sur la composition de ce mets préparé par
le chef Camarou pour le dîner du Louvre. Elle poussa un soupir lorsque cette
recette lui fut chuchotée: Le "hérisson" est une boule de foie gras piquetée
de filets de truffes. Quand au nid, il est fait d'une brioche lardée de
lamelles d'amandes et dont le coeur a été enlevé après cuisson.


Au cours du dîner de l'Élysée, la reine évoqua l'entente cordiale:
"Elle est, un lieu essentiel unissant les nations du vieux monde"

-* Dans les quotidiens parisiens de mardi, une petite
nouvelle avait étonné les Parisiens: un des maîtres d'hôtel qui devait
participer à la réception de Versailles venait d'être grièvement blessé. Il
ne s'agissait pas - comme l'ont prétendu de mauvais esprits - des
conséquences de la chute d'une pièce montée, dont la chaleur, dans les
salons de l'Élysée, avait provoqué l'effrondement subit, mais d'un
tragique accident de la route. A tout prendre, on eût préféré la
version fantaisiste du fait divers.
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